L’épidémie de Covid-19 a l’avantage de révéler crûment la réalité du monde. Plus besoin de faire des prévisions, prédictions, sondages, simulations, modélisations, tirages de cartes, estimations, il suffit d’ouvrir les yeux et de constater les dégâts.

À commencer par notre merveilleux pays des droits de l’Homme. Inutile de revenir sur la faillite totale d’un système bureaucratique, obèse, impotent, dictatorial, accumulant à l’infini des structures parasitaires enchevêtrées et finalement inefficaces, nous le subissons tous au quotidien. L’État est impuissant, donc il nous enferme tous et nous libérera quand les poules auront des dents. On peut se consoler en se disant que d’autres pays n’ont pas fait mieux que nous (l’Italie et l’Espagne), mais se comparer à plus mauvais que soi est indigne et guère rassurant. Car si on se compare aux pays qui ont fait mieux (par exemple, l’Allemagne ou le Portugal), on a honte de la France. Il suffit d’ailleurs de comparer l’organisation et les résultats obtenus par les systèmes médicaux français et allemand dans cette épidémie pour tout comprendre.

Au niveau de l’UE, dès le début ce fut le chacun pour soi. La solidarité européenne tant vantée depuis tant d’années a instantanément volé en éclats, mais il fallait être un vrai Bisounours pour imaginer le contraire. Dans les situations critiques, on retrouve les réflexes élémentaires de survie : sauver sa peau d’abord. Darwin a expliqué tout ça il y a longtemps. Ça s’est un peu amélioré depuis, mais à peine, il ne faudrait tout de même pas que les riches fourmis industrieuses du Nord payent pour les indigentes cigales dépensières du Sud. Si quelques chefs d’État (dont le nôtre) persistent à révérer la vache sacrée européenne, la plupart ont fermé leurs frontières et s’activent à protéger leurs populations sans compter sur l’UE mais en utilisant leurs moyens propres ou ceux de leurs voisins lorsqu’ils peuvent s’en emparer ou ceux fournis avec arrière-pensées par des États lointains jusqu’alors ignorés.

Et l’Europe dans le monde va sortir de la crise sanitaire comme un nain, épuisée, lessivée, soumise, méprisée. La révélation de sa dépendance aux autres pour une bonne partie des produits dont elle a besoin, y compris les produits de première nécessité, est effrayante. Ce continent qui fut le centre du monde ne représente plus grand-chose aujourd’hui et plus rien demain. Les combats du futur se feront sans l’Europe. Elle n’est plus qu’un enjeu économique mineur entre les géants d’Amérique et d’Asie, ainsi qu’une terre de conquête pour l’islam (qui en rêve depuis toujours) poussé entre autres par la Turquie, et une terre de cocagne pour l’Afrique qui y déverse son trop-plein démographique. Un butin ou une proie, rien d’autre. Et l’Europe n’est même pas capable de se défendre contre ceux qui veulent la submerger, la piller et la renvoyer à l’Âge de pierre. Ou plutôt, elle refuse de se défendre : elle se soumet lâchement au chantage de la Turquie comme elle se soumet lâchement aux ONG trafiquantes d’êtres humains alors qu’elle aurait encore largement les moyens d’empêcher cela. Mais ses « valeurs » sont plus importantes que sa survie et l’UE les défendra jusqu’au dernier Européen s’il le faut. On appelle ça un suicide.

Peut-on espérer que la France du monde d’après sera un peu moins affreuse que celle du monde d’avant ? Chez nous, il est question désormais de patriotisme économique, c’est nouveau, ça vient de sortir, mais quand celui qui le clame a toujours fait le contraire, on peut douter de la sincérité de sa soudaine conversion. Peut-être essaie-t-il seulement de sauver sa peau lui aussi. Darwin toujours. Mais si on le fait réellement, croit-on qu’on va relocaliser la production simplement en demandant aux entreprises de faire preuve de patriotisme économique ? Si les entreprises se retrouvent écrasées sous les charges et les taxes en produisant en France, elles ne le feront évidemment pas. Alors, on va devoir les subventionner massivement puisque ça ne coûte rien, c’est l’État qui paie. Autrement dit, c’est nous les contribuables qui avons payé, payons et continuerons à payer, comme toujours, mais en un temps de crise économique massive avec une dette qui va grimper à des hauteurs stratosphériques, ce n’est peut-être pas une bonne idée.

Comme chacun d’entre nous doit le savoir, pour augmenter la dépense utile, il faut commencer par réduire l’inutile et là, il y a du travail tant l’État jette notre argent par les fenêtres. Pour réussir à nettoyer les écuries d’Augias, Hercule dut détourner deux fleuves tellement elles étaient sales (elles n’avaient pas été nettoyées depuis 30 ans). La situation de la France après 60 ans de Ve République est similaire. Une énorme couche de crasse de décisions politiques, de choix, de lois, de textes, de règlements, d’arrêtés, de décrets, assaisonnée d’une bonne dose d’opportunisme, de clientélisme, d’arrivisme, de copinage et même de corruption, et avec l’approbation au moins tacite d’électeurs moutons de Panurge, s’est accumulée qui fait de notre pays aujourd’hui une sorte de république soviéto-islamo-bananière gouvernée par le couple infernal Ubu et Kafka. Et un tyranneau est même en train de naître sournoisement de leurs amours. « Arrêtez d’emmerder les Français ! », disait déjà le Premier ministre Pompidou en 1966. La Ve République a été faite par et pour de Gaulle et elle a abouti à la caricature Macron. Difficile de faire plus radicalement différent. Macron est le stade terminal Alzheimer d’une République qui fut brillante : Marianne était une jeune fille accorte, elle est à présent une vieille femme desséchée, laide, radotante et malfaisante, une horrible fée Carabosse. « La vieillesse est un naufrage », comme disait de Gaulle qui n’imaginait pas que ça s’appliquerait un jour à sa République. Et c’est le Covid-19 qui a montré à tout le monde la dégénérescence et la totale incompétence de l’État. À nettoyer vigoureusement et en profondeur.

Une autre grande source de dépenses extravagantes est celle de l’immigration qui ruine la France inexorablement. Mais pas touche ! c’est une autre vache sacrée bien qu’on ne comprenne pas vraiment pourquoi. Elle nous coûte plus de 100 milliards d’€ par an, elle a créé une population qui a la CNI et la carte Vitale pour toucher les allocs et les subventions mais qui hait profondément la France, ne respecte que ses lois tribales, agresse la police, les pompiers et les secours, refuse le confinement, déclenche des émeutes à la moindre occasion, propage un obscurantisme agressif et régressif, vit grassement d’assistanat et de trafics illicites, brandit des drapeaux venus d’ailleurs et exige de se faire enterrer au bled. Pis encore, cette population qui ne cesse de se multiplier prépare la sécession des territoires qu’elle contrôle. Le tout dans la plus totale impunité. Pourquoi accepte-t-on ce qui ne nous apporte que ruine et destruction ? C’est que l’État français est lui aussi, comme l’UE, d’une lâcheté abyssale, une lâcheté qui a commencé dans les années 80 avec un Président qui avait dénoncé 20 ans plus tôt, lorsqu’il était dans l’opposition, « Le coup d’État permanent » de De Gaulle, mais se trouva lui-même si bien au pouvoir qu’il rempila pour un deuxième mandat (il fallait bien nourrir sa deuxième famille cachée). On lui doit la brillante invention de SOS Racisme qui imposa définitivement l’immigration « chance pour la France » et l’antiracisme (c’est-à-dire le racisme anti-Blancs), et la promotion parallèle du FN pour servir de repoussoir commode. Aujourd’hui, 40 ans plus tard, on est toujours englués dans ce piège à cons. À nettoyer également vigoureusement.

Il y a bien d’autres choses à faire mais il faut d’abord que les Français sortent de leur infantilisme permanent, certes bien entretenu par les médias. On ne peut pas gueuler constamment contre l’État, l’accuser de tous les maux et courir se réfugier dans ses bras au moindre bobo. On ne peut pas voter pour un candidat dont les promesses inquiètent puis se plaindre qu’il les applique une fois élu. On ne peut pas voter depuis des décennies pour les mêmes sempiternels apparatchiks interchangeables (et une nouvelle plaie d’Égypte est annoncée avec le retour de Valls, Barnier, NKM et Le Foll, au secours !). C’est bien nous qui avons constamment élu démocratiquement tous les branquignols censés nous représenter (avec à l’occasion quelques entourloupes), nous sommes donc grandement responsables des conséquences de nos actes.

Il faut profiter de la situation actuelle extraordinaire pour nous réveiller, cesser d’être des enfants trouillards qui ouvrent le parapluie du risque zéro et agir en adultes responsables : le destin de la France doit être décidé par nous et non par d’obscures entités étrangères qui tirent les ficelles de nos « représentants » selon leurs intérêts. Et tant pis s’il faut casser des œufs pour faire l’omelette que nous voulons.

Alors, y a-t-il dans la salle un Hercule fermement décidé à nettoyer vigoureusement et en profondeur ces écuries d’Augias qu’est devenue notre pauvre France, avec l’aide de tous les Français patriotes ?

Lavéritépourtous.com

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SOURCE: RIPOSTE LAIQUE

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