Faire des plans n’est toujours pas le fort de la Macronie…

Une modélisation d’épidémiologistes de l’AP-HP prévoit un bilan de 85.000 morts en France si le plan du gouvernement est respecté. Dans le pire des scénarii, le chiffre pourrait même grimper jusqu’à 200.000. 

Le 11 mai prochain, la France devrait amorcer le déconfinement. Certaines décisions liées à ce processus posent déjà question, en particulier la réouverture des écoles. Dénoncé par l’opposition, le plan du gouvernement ne serait pas forcément le meilleur non plus selon les scientifiques.

Un scénario catastrophe à 200.000 morts ?

En effet, d’après les épidémiologistes de l’AP-HP et de l’Université de Columbia à New-York, en collaboration avec Public Health Expertise, le plan élaboré par le gouvernement pourrait coûter la vie à au moins 85.000 personnes. Pire si les Français ne se conformaient pas aux gestes barrières, le bilan pourrait s’alourdir jusqu’à 200.000 morts dans le pire des cas.

Comment mettre en place les gestes barrières dans des transports en commun bondés ?

Et même s’il convient de rester prudent avec les estimations, certaines zones du territoire peuvent redouter le pire. Alors que le gouvernement incite massivement les citoyens à retourner au travail,  les syndicats de la RATP s’interrogent sur la possibilité des gestes barrières dans les transports en commun. Pour eux, il ne fait aucun doute qu’ils seront « impossibles » à mettre en place sur certaines lignes.

Prolonger le confinement jusqu’en juillet serait inutile

Toujours d’après l’étude des épidémiologistes, prolonger le confinement jusqu’en juillet ne limiterait pas le nombre de morts. D’après les courbes des scientifiques, cette stratégie ne ferait que retarder l’échéance. Dans les deux cas, les services de réanimation risquent d’arriver à saturation.

Le spectre inévitable de la deuxième vague

Même si le plus en plus contesté Didier Raoult assure qu’il n’y aura pas de deuxième vague, certains pays ont pourtant déjà subi les conséquences du déconfinement. C’est le cas par exemple du Japon qui a de nouveau fermé ses écoles après deux semaines. Le virus a également connu un rebond en Allemagne après les premières mesures de déconfinement.

L’immunité collective est encore bien loin

Le taux d’immunité collective français, évalué à un peu moins de 6% reste quant à lui beaucoup trop bas pour sortir le pays de la crise. Et même s’il atteignait le seuil nécessaire, la durée et l’efficacité de cette immunité posent encore question.

Les masques seront essentiels

Alors que le gouvernement a longtemps railléle port généralisé des masques, il va pourtant aujourd’hui s’avérer crucial. L’étude de l’AP-HP prédit ainsi que le bilan pourrait s’alourdir jusqu’à 165.000 morts si jamais la population en était dépourvue. Pénalisés par la délocalisation de ses moyens de production et la gestion austéritaire de son gouvernement, les Français ont du s’adapter face à la situation. Les masques artisanaux pourraient ainsi permettre de sauver des milliers de vies.

« La protection des personnes vulnérables est la clef »

Parmi la population française, près de 17 millions de personnes sont jugées vulnérables face au virus. Selon les épidémiologistes de l’AP-HP, les seniors, les handicapés, mais aussi les personnes atteintes d’une maladie chroniques sont particulièrement concernés. Pour les scientifiques, « la protection des personnes vulnérables est la clef pour préserver le système de santé et éviter un reconfinement ». Selon l’étude, il faudrait même protéger ces personnes jusqu’en février 2021 pour s’éviter un bilan au-delà des 30.000 morts. Préserver au moins 75% des plus fragiles permettrait au minimum d’éviter la surcharge des hôpitaux.

Différencier la population était « la meilleur chose à faire »

« Le problème, c’est que cela a été écarté alors que c’est la meilleure des choses à faire.En Allemagne, l’épidémie repart. En Corée, les gens vivent en pseudo-confinement, à deux mètres les uns des autres. En Suède, les médecins ont regretté de n’avoir pas isolé les seniors. Tout montre que la distanciation physique et la protection des publics fragiles sont capitales. Mais la décision de différencier la population est très politique. » selon Martin Blachier, dirigeant de Public Health Expertise.

Pour Macron, protéger les plus vulnérables est une discrimination

Un temps évoqué, la protection des plus fragiles a ensuite été écartée par Emmanuel Macron. En effet, celui-ci jugeait qu’il s’agirait d’une discrimination envers les personnes âgées. Rappelons tout de même au chef de l’État que la discrimination consiste à « mettre à part un groupe social à son détriment » ; on se demande donc bien en quoi sauver la vie des plus fragiles leur porterait préjudice…

LVPT – Laveritepourtous.com

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