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Sur le mur de ma cellule familiale, un bâtonnet supplémentaire. Le 47e.

Le printemps monte de la terre. Il s’installe dans les prés et sur les talus, le long des sentiers et dans les forêts. Il bourdonne, volette, court de l’aube jusqu’au soir déjà tardif.

« Il faut vivre, c’est obligé », fait dire Giono à un de ses personnages dans Le Chant du monde. Et nous végétons, dépouillés comme des arbustes d’hiver dans un paysage de mai.

Le 11 de ce mois, le 102e dalmatien, si l’on est gentil – et visiblement l’Île-de-France ne l’est pas (le taux de contamination est reparti à la hausse) – nous permettra d’avoir une laisse de cent kilomètres autour de notre niche, d’envoyer les gamins à l’école, de nous promener dans les parcs mais pas sur les plages et les sentiers côtiers.

En Bretagne, sur l’Atlantique, en Méditerranée comme en Martinique et en Guadeloupe, l’accès à la mer restera interdit.

Dans le genre foutage de gueule ou, plus français, dans la crainte idéologique d’être accusé de discrimination, le gouvernement ne fera aucune différence entre les plages bretonnes désertes et celles de Méditerranée ensevelies sous les draps de bains en juillet et août.

Dans les quatre départements bretons, les citoyens se mobilisent, signent des pétitions pour implorer nos bien-aimés seigneurs d’autoriser les marauds à fouler le sable des plages et des dunes. Des maires – ils ne sont pas tous des délateurs frénétiques de l’apéro entre voisins – font, comme Dominique Cap, le président de l’association des maires du Finistère, un constat à la Jean-Pierre Pernaut : « À partir du 11 mai on pourra se promener dans un rayon de 100 km dans les parcs et les bois des départements « verts » et on ne serait pas capable de le faire sur les grèves et les sentiers littoraux de Bretagne ? ».

Pas de kayak, pas de planche à voile, pas de pêche de plaisance… dans la région qui a le plus de côtes et dont tous les départements sont en vert sur la carte météocorona de Salomon et Véran !

Dans le Finistère, cinq patients sont encore en réanimation dont trois ont été admis lors d’opérations d’évacuation sanitaires nationales – vous savez ce barnum de la propagande macronienne des TGV médicalisés pour ne pas avoir à utiliser les cliniques privées de l’Île-de-France et du Grand Est. Pas de nouveaux cas dans les Ehpad depuis une semaine.

Pour le maire de Plougastel-Daoulas, « il faut que l’ouverture redevienne la règle et la fermeture, via un arrêté, l’exception. »

Le 11 mai est peut-être l’occasion de regagner un peu de liberté. D’être un peu moins serviles, un peu plus nous-mêmes.

Choupinet et Doudou ont la trouille. Ils ont promis 700 000 tests par semaine, il y en aura trois fois moins. Ils ont promis des masques pour tout le monde, ce sera impossible. Dans les écoles, quand elles seront ouvertes, ce sera n’importe quoi. Quant aux transports en commun, il ne faut pas songer une seconde à ce que les passagers, hors des espaces d’attentes, puissent se mettre à respectueuse distance sanitaire de leurs voisins.

« La clé du 11 mai, c’est l’acceptation des mesures sanitaires. Si ça craque, on est fichus » s’inquiète un ministre selon le Journal du Dimanche.

Cet État qui a été incapable de protéger sa population, qui nous parle comme à des mômes, qui nous infantilise, qui nous fait baisser la tête sous ses menaces, devine que les semaines qui viennent vont être difficiles pour lui.

Sur les plages du Grand Ouest, le temps ne sera-il pas venu, le 11 mai – tout en respectant les gestes barrière et blabla… « Dans le respect des préconisations sanitaires et sous l’autorité des maires » comme dit un homme politique des Côtes d’Armor – de faire acte de désobéissance ? Le jour ne sera-t-il pas arrivé de refuser les contrôles des milices du régime en nous rendant sur le bord de la Manche et de l’Atlantique pour goûter un peu à la liberté ?

Déconfinons nos esprits, extirpons-nous de la prison mentale dans laquelle le gouvernement en s’appuyant sur son incompétence, ses manques, ses mensonges éhontés, nous a enfermés.

Le 11 mai, affrontons-le dans le calme et la détermination.

Ne plus céder à la peur. C’est aussi cela être responsable.

« Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. »

(Litanie contre la peur selon le rituel du Bene Gesserit. Dune, Frank Herbert)

LVPT – Laveritepourtous.com

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