Le déconfinement jouissif, pardon, progressif, prend des allures de Bérézina sous Macron Ier.

En effet, si l’on en croit notre barbu national ayant blanchi sous le harnais en marche, certaines mesures restent prises alors qu’elles ne sont plus prises tout en étant prises.

Par exemple, la région Île-de-France (IDF) n’est plus confinée, nous a-t-on dit, comme tout le pays. Mais dans les faits elle reste confinée tout en étant déconfinée.

Où est la différence entre le confinement et le déconfinement en IDF ? La région est invitée à la discipline. Les habitants sont priés de limiter leurs sorties. L’offre de transport reste limitée à 15 % jusqu’au 2 juin. Les gens sont fortement incités à continuer le télétravail.

Pour les 100 kilomètres, Édouard Philippe a l’air bien embarrassé. Il y a de quoi. On peut prendre sa voiture le matin et tourner en rond dans son département toute la journée. Cela, c’est permis. Mais aller en ligne droite, non. L’avenir de la France s’écrit en courbes depuis quelques temps.

L’État réinvente pour nous un problème niveau CE2 : sachant qu’on a eu pendant deux mois le droit de faire un kilomètre, qu’on vient de nous autoriser à en faire cent, dans combien de mois pourrons-nous en faire mille ?

Castaner dans sa prise de paroles s’est émerveillé de notre liberté retrouvée de circuler. Quelle liberté ?

Mais les étrangers venus d’Europe, eux, pourront rentrer à loisir en France et faire bien plus de 100 km…

Les contradictions sont nombreuses. Ainsi les enfants pourront être quinze par classe. Mais les réunions de famille ne devront pas rassembler plus de dix personnes. Que faire si votre proche famille en compte onze ? Qui faudra-t-il supprimer ?

Concernant les classes, on voit que M. Blanquer n’a jamais été professeur des écoles, nom pompeux donné aux instit’. Les enfants devront se laver les mains toutes les heures. Compte tenu du fait qu’il faut au moins cinq minutes pour se laver les mains – le temps de chanter la Marseillaise – calculons combien de temps cela prendra à une classe de quinze. Souhaitons bon courage aux enseignants, ils ne feront que cela.

Les plages resteront fermées, mais le préfet sur demande du maire pourra les ouvrir. Sachant que les Bretons en ont particulièrement assez d’être privés de la mer, on va les rouvrir. Donc elles seront confinées pour la règle mais déconfinées dans la pratique. Et on n’a même pas parlé des montagnes. L’air pur des sommets restera-t-il confiné ? On ne sait pas.

Le gouvernement ayant été pris en défaut sur les masques, au lieu de reconnaître ses torts, s’enferre comme un gamin pris les doigts dans la confiture. Le masque continue de ne pas être obligatoire, sauf dans les transports en commun. Le virus pourra à nouveau prospérer en toute liberté.

Questionné sur les masques détruits en mars dernier selon le journal Le Monde, Édouard Philippe a fait semblant de ne pas avoir compris la question, comme un cancre refusant de répondre à un problème de robinets.

Les divers agents dans les transports et les commerces perdront un temps fou à des marquages au sol et des désinfections de sièges.

Enfin l’État continue de dilapider allègrement notre argent. Il y aura tellement de primes, d’avantages, de dispenses de loyers, de dispenses de charges sociales, que ma calculette s’est affolée. Et qui va payer, devinez.

Quant aux cultes, ils auront la réponse plus tard. La tiédeur de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France, doit y être pour quelque chose. Il n’est pas du tout pressé que le culte reprenne. Ce n’est pas le cas du recteur de la Grande Mosquée de Paris.

Enfin selon le principe qu’il faut tout oser, Castaner a osé déclarer sans rire qu’il y avait eu vraiment très peu de verbalisations depuis le début du confinement ! Or on arrivait à au moins 950 000 PV ces jours-ci.

Le gouvernement ne déçoit donc pas dans ce déconfinement : il persiste et signe. Refusant de reconnaître sa mauvaise gestion de toute la crise, il poursuit une stratégie d’évitement sans autre but que celui de se dédouaner, de refuser de voir les choses en face, et d’éviter d’en être tenu pour responsable.

Et si chaque année on a un nouveau virus, est-ce qu’on confinera à chaque fois, pour le plus grand bonheur de notre économie  ?…

Il serait pourtant si simple au gouvernement de reconnaître qu’il a fait le contraire de ce qu’il devait faire, dès le début. Et de prendre à partir d’aujourd’hui les bonnes décisions. Peut-être trop simple.

Laveritepourtous.com

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