Revenons aux faits, rien qu’aux faits avérés. L’épidémie se termine.

Depuis que les mesures de distanciation sociale s’allègent en France et chez nos proches voisins, les partisans de la prolongation de l’astreinte à domicile policière aveugle tentent de raviver la peur en recourant à la désinformation. Ainsi « les Échos » [1], France Info [2] et Courrier International [3] ont répété, sans la commenter suffisamment, ni en préciser les détails sordides, la propagande alarmiste de Lothar Wieler basée sur « le taux de contagion [4] » qui aurait augmenté.

Pourtant la seule information fiable pour juger de l’évolution d’une épidémie est le nombre de contaminations quotidiennes qui depuis cinq semaines continue de baisser en Allemagne, comme dans tous les pays proches, confinés ou pas.

Rappelons d’abord que l’Allemagne n’a jamais pratiqué l’enfermement policier à domicile que nous avons subi. Si les bars, discothèques, salles de sports, restaurants, salons de coiffure, de tatouages et de massage, crèches et écoles ont été fermés en mars, et les frontières et les commerces non essentiels en avril (ces derniers pendant seulement deux semaines) nos voisins germaniques ont toujours pu se promener ou faire du sport librement, sans devoir présenter d’ausweis.

Le prétendu rebond du risque d’infection surfe sur la découverte récente de trois gros foyers de Covid-19. Les propagandistes de la peur ne précisent pas que ces infections ne concernent pas du tout la population allemande qui vient de retrouver une partie de ses libertés, mais des ouvriers agricoles étrangers ou des employés des abattoirs confinés dans une promiscuité scandaleuse dans deux entreprises industrielles.

Comme le rappelait récemment un épidémiologiste de bon sens « entasser des pommes les unes sur les autres provoque le pourrissement, serrer les humains les uns contre les autres facilite les épidémies ». Instrumentaliser des victimes du confinement au travail pour susciter la peur du déconfinement témoigne d’une ironie inappropriée.

Pour revenir à la réalité des faits établis, voici les chiffres les plus récents de l’OMS [5] pour l’Allemagne, la France et leurs voisins. Pour analyser les tendances, plutôt que de scruter les fluctuations des chiffres bruts chaque jour, il est plus approprié de pondérer celles-ci,  en calculant leur moyenne sur une durée de plusieurs jours, ainsi que le présente le tableau ci-après :

Nombre des contaminations journalières pondérées par semaine.AllemagneFrance*ItalieEspagneBelgiqueNederland6-13/439133328394451601402112014-20/426652665323042751264101021-27/41870146826343656103667222-29/4177113192410346081045029/4 au 6/51110727167112147083457 au 10/5108051313141062522324

*La valeur aberrante, liée à la comptabilisation sur un jour du rattrapage des Ehpad a été éliminée

Entre le 6 avril et le 10 mai, on a constaté, en Allemagne et dans tous les pays proches, un recul considérable et continu des contaminations quotidiennes moyennes. Cette diminution atteint 72 % en Allemagne, 85 % en France, 67 % en Italie, 79 % en Espagne, 63 % en Belgique et 71 % aux Pays-Bas (qui n’ont jamais souffert de mesures de confinement).

Aucun élément objectif ne permet donc de parler de recrudescence des contaminations après libération du carcan sanitaire, contrairement à ce que prétendent certains. La crainte d’une deuxième vague ne repose sur aucun fait scientifique avéré, mais uniquement sur une simulation erronée de Neil Ferguson [6] et a autant de valeur que les prédictions que tirent les mages de leur boule de cristal.

Laveritepourtous.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s